Le crédit aux entreprises

Vous souhaitez financer la création de votre entreprise ou le développement de votre activité ? Alors, le crédit aux entreprises peut être la solution idéale. En effet, il permet de financer tous les besoins d’une structure : trésorerie, investissement… D’ailleurs, nombreux sont les entrepreneurs qui optent aujourd’hui pour cette forme de financement qui se veut incontournable. En plus, il existe plusieurs types de prêts professionnels (affacturage, crédit-bail, escompte…). Bien évidemment, pour obtenir un crédit professionnel, il convient généralement de fournir une garantie. Heureusement, différents dispositifs de garanties sont actuellement à votre disposition. Quoi qu’il en soit, pour mettre toutes les chances de votre côté lors de votre demande de crédit, certains points sont à prendre en compte.

Crédit aux entreprises : définition

Comme son nom le laisse entendre clairement, le crédit aux entreprises est un prêt réservé exclusivement aux professionnels et entreprises. Il est en principe proposé par :

  • Le réseau des banques traditionnelles
  • Les établissements de crédit
  • Les autres institutions spécialisées

Il va sans dire qu’en matière d’octroi de crédit professionnel, chaque établissement financier a ses propres conditions. Dans tous les cas, pour bénéficier de la meilleure solution de financement, il importe de considérer quelques éléments essentiels. Il s’agit du taux effectif global (TEG), de la caution personnelle et des sûretés réelles.

Bon à savoir

Selon la Banque de France, les crédits mobilisés par les entreprises à la fin octobre 2019 s’élèvent à 1046,9 milliards d’euros. Ils connaissent ainsi une hausse de 5,8 % sur un an, après une hausse de 6 % entre septembre 2018 et septembre 2019. C’est dire tout l’intérêt que portent les entrepreneurs sur ce mode de financement particulièrement difficile à obtenir.

À qui s’adresse-t-il ?

De toute évidence, le crédit professionnel se destine aux professionnels. Peuvent alors y recourir :

  • Les artisans
  • Les commerçants
  • Les professionnels libéraux (médecin, avocat, expert-comptable, notaire, géomètre…)
  • Les agriculteurs
  • Les microentrepreneurs

Il s’adresse également à toutes les entreprises, peu importe leur taille, la nature de leur activité et leur statut juridique. Sont dès lors concernées les TPE (très petites entreprises) et PME (petites et moyennes entreprises). Il en va de même des PMI (petites et moyennes industries), ETI (entreprises de taille intermédiaire) et GE (grandes entreprises) ou grands comptes.

À noter que les associations ont aussi la possibilité de souscrire à un prêt professionnel.

Que peut-on financer avec un crédit aux entreprises ?

Bien entendu, si les entrepreneurs sollicitent un prêt professionnel, c’est pour répondre à certaines dépenses de l’entreprise. Ainsi, dans la pratique, ce crédit permet de financer les trois types de besoins suivants.

Financer la trésorerie de l’entreprise grâce à un crédit aux entreprises

Effectivement, le prêt professionnel peut parfaitement bien servir à financer les besoins en trésorerie d’une structure. Idéal pour éviter une cessation de paiement et éventuellement un dépôt de bilan, il permet entre autres de :

  • Consolider ses capitaux propres par une opération d’augmentation de capital
  • Financer ses besoins en fonds de roulement (BFR)
  • Soutenir financièrement une reprise d’entreprise (rachat de fonds de commerce ou de parts sociales)

Véritable hantise des chefs d’entreprise, le défaut de trésorerie peut en tout cas s’expliquer de diverses raisons. D’un point de vue structurel, un manque de trésorerie résulte de l’insuffisance de fonds de roulement (FDR) ou de charges trop importantes. De même, un mauvais financement des BFR (retard de paiement, mauvaise anticipation des charges…) peut justifier ces problèmes de trésorerie. D’un autre côté, une trésorerie insuffisante peut s’expliquer par divers problèmes conjoncturels. À l’instar d’un défaut de paiement du client, d’une variation saisonnière de l’activité ou encore d’autres circonstances graves (grèves, crises…).

Souscrire à un prêt professionnel pour l’acquisition d’équipements

Toutes les entreprises n’ont pas nécessairement les moyens de financer l’achat ou bien la location d’équipements indispensables à leur fonctionnement. Raison pour laquelle solliciter un crédit d’entreprise peut grandement les aider. De fait, cette option de financement leur donnera l’opportunité d’acquérir les matériels, dont elles ont besoin pour exercer leur activité dans les meilleures conditions. Parmi les équipements pouvant être achetés grâce à ce prêt professionnel, il y a les mobiliers, fournitures de bureau, véhicules, matériels d’aménagement de locaux…

Demander un crédit professionnel pour répondre aux besoins immobiliers de l’entreprise

Un crédit aux entreprises constitue également une solution non négligeable dans le cadre d’un investissement immobilier. Cela englobe :

  • La défiscalisation (investissement qui permet à l’entreprise de réduire son assiette fiscale)
  • La construction de locaux ou de bureaux en vente en l’état futur d’achèvement (VEFA)
  • L’achat ou la location de locaux professionnels, de terrains ou d’entrepôts

Les différentes solutions de financement pour les entreprises

En matière de crédit aux entreprises, diverses solutions de financement sont disponibles. Chacune d’elles répond bien sûr à des besoins spécifiques des professionnels et entreprises. Quoi qu’il en soit, en termes de durée, en fonction de leur situation, ces derniers ont le choix entre les prêts à court, à moyen et à long terme.

La facilité de caisse

La facilité de caisse est un crédit de trésorerie à court terme accordé par les institutions bancaires aux entreprises. Effectivement, elle permet aux professionnels de disposer de liquidités pendant quelques jours même avec un compte débiteur. Dès lors, elle leur donne l’occasion de faire face temporairement à leurs problèmes de trésorerie en attendant l’encaissement de leurs revenus. Elle leur permet en plus de couvrir les incidents de paiement ou simplement les créances jusqu’à leur recouvrement.

Bien évidemment, ce crédit bancaire ponctuel donne lieu au paiement d’agios. En tout cas, pour en bénéficier, il importe d’en faire la demande auprès de sa banque pro. Pour cela, il faut le plus souvent transmettre à cette dernière une demande d’autorisation de facilité de caisse. Et ce, par lettre recommandée avec accusé de réception (LRAR). En outre, la structure doit pouvoir justifier de sa solvabilité. Néanmoins, son octroi n’est pas systématique puisqu’il appartient exclusivement au gestionnaire de compte d’approuver cette autorisation exceptionnelle.

Le découvert bancaire

Faisant preuve de simplicité et de souplesse, le découvert bancaire professionnel fonctionne comme la facilité de caisse. Par contre, ce crédit de trésorerie promet un délai supérieur à 15 jours. Négocié dès l’ouverture du compte pro de l’entreprise, il permet de pallier ses décalages de trésorerie et financer les besoins fluctuants de ses BFR. Octroyé pour une période d’un an renouvelable, il peut toutefois être renégocié en cours d’exercice si nécessaire.

Ayant spécialement la cote auprès des PME françaises, cette forme de financement professionnel a un coût. Cependant, les tarifs diffèrent suivant l’établissement bancaire. Quoi qu’il en soit, ils comprennent en général les intérêts et la commission du plus fort découvert. Le cas échéant, des frais de dossier peuvent s’appliquer.

Le crédit de campagne

Le crédit de campagne est un crédit bancaire professionnel à court terme qui permet de couvrir ses besoins de trésorerie. Il se destine aux entreprises qui exercent une activité saisonnière : tourisme, station de ski, station balnéaire, agriculture, construction… Il sert ainsi à financer le cycle d’exploitation de la structure pour une période donnée. Accordé contre rémunération, il présente d’ailleurs différents avantages intéressants :

  • Bénéficier d’un emprunt d’un montant important
  • Sécuriser la trésorerie tout au long du cycle d’exploitation
  • Effectuer les remboursements au fur et à mesure des encaissements durant la phase d’activité la plus forte
  • Profiter de frais évalués sur le réel

Suivant leurs besoins et leur situation, les entreprises ont le choix entre le crédit par caisse, le crédit par billet et l’avance sur marchandise.

Le rachat de crédit

Dans le cadre professionnel, le rachat de crédit consiste en un regroupement de crédits contractés par une entreprise ou un professionnel sous un seul et unique prêt. Les multiples avantages de cette solution de financement ont en plus de quoi séduire :

  • Réduire la mensualité à payer (jusqu’à 60 %)
  • Bénéficier d’un taux d’intérêt unique
  • Simplifier les remboursements
  • Dégager la trésorerie pour les opérations courantes et équilibrer le budget de l’entreprise
  • Améliorer sa gestion financière et sa comptabilité
  • Éviter une situation de surendettement

En revanche, comme la durée de remboursement se révèle plus longue, le coût de ce prêt professionnel s’avère élevé. Cette opération bancaire peut effectivement générer plusieurs frais. Ainsi, en plus des frais de dossier, il peut être nécessaire de s’acquitter de frais de remboursement anticipé des anciens crédits et de frais de garantie.

Le crédit documentaire

Connu aussi sous le terme Crédoc, le crédit documentaire est un crédit par signature. Il s’agit d’un moyen de paiement qui s’adresse tout spécialement aux professionnels et entreprises qui réalisent des transactions commerciales à l’international. Concrètement, cette opération fait intervenir l’importateur, l’exportateur et leur banque respective.

Efficace pour sécuriser les transactions, ce crédit professionnel permet :

  • À l’importateur de s’assurer que le paiement ne s’opère qu’à condition que le vendeur respecte ses engagements contractuels
  • À l’exportateur d’obtenir son paiement dans les délais
  • Aux parties prenantes de limiter les risques de conflits

Dans tous les cas, il faut noter que l’efficacité du crédit documentaire repose sur deux éléments importants. À savoir la fiabilité des institutions bancaires et le respect du formalisme inhérent à l’opération. En outre, il existe trois types de crédoc : le crédit révocable, le crédit irrévocable et notifié ainsi que le crédit irrévocable et confirmé. Il va sans dire que chacun d’eux offre un niveau de garantie différent.

Le crédit de préfinancement

Le crédit de préfinancement est un crédit professionnel à court terme de trésorerie. Il permet à une entreprise de couvrir les dépenses liées à une opération à l’international comme l’export d’un nouveau produit dans un pays étranger ou l’installation d’un siège sur place. En fait, ce prêt sert à financer le cycle d’exploitation de la structure. Plus précisément, il prend en charge les dépenses engagées lors de la phase de production, c’est-à-dire avant l’expédition et la facturation des biens.

Le crédit de préfinancement permet en tout cas aux entreprises de :

  • Respecter les engagements indiqués dans leurs contrats commerciaux à l’export
  • Répondre à de nouveaux contrats commerciaux sans pour autant impacter sur leur trésorerie
  • Poursuivre leur développement à l’étranger

L’escompte

L’escompte est une forme de crédit aux entreprises qui implique la mobilisation de créances. En effet, l’entreprise transfère à sa banque ses effets de commerce comme la lettre de change et le billet à ordre. Cela lui donne dès lors l’opportunité d’obtenir rapidement des liquidités tout en gardant la main sur sa relation commerciale.

Idéal pour pallier un besoin urgent de trésorerie, l’escompte bancaire permet aussi de préserver sa capacité de financement pour d’autres projets. En plus, l’entrepreneur a toute liberté quant au choix des effets de commerce à escompter. Par ailleurs, il n’a pas à comptabiliser les effets de commerce escomptés dans le bilan de l’entreprise. Mais, si cette solution de financement est privilégiée par les entrepreneurs, c’est avant tout en raison de sa rapidité et de sa simplicité de mise en œuvre pour faciliter les paiements.

Ce crédit à court terme suppose bien sûr le règlement d’agios et de commissions. La structure est même dans l’obligation de fournir des garanties. À cet effet, un compte de retenue de garantie est établi. Néanmoins, par rapport à d’autres crédits de trésorerie comme le découvert autorisé, l’escompte bancaire est moins onéreux.

La cession Dailly

La cession Dailly est une solution de financement à court terme qui permet aux entreprises d’obtenir une avance de trésorerie en peu de temps. Elle fait partie des crédits de mobilisation des créances professionnelles, au même titre que l’escompte et l’affacturage. En pratique, elle consiste pour une structure à céder ses factures clients (les créances BtoB uniquement) à un établissement bancaire. Cela, en vue de financer sa trésorerie facilement et rapidement.

En outre, la cession Dailly permet à l’entreprise de conserver le contrôle de la gestion de son poste client. Très souple dans son fonctionnement, il donne lieu à la signature d’une convention-cadre dans laquelle sont définies les conditions. À savoir les types de créances acceptés, le montant maximum de créance et la limitation du plafond. En ce qui concerne l’enregistrement de ce crédit aux entreprises, il se matérialise par la remise d’un bordereau de cession des créances à la banque. Pour ce qui est de son coût, il se compose des intérêts et des commissions bancaires.

Le leasing ou crédit-bail

Pour financer leurs projets d’investissement, les entreprises ont tout à fait la possibilité de recourir au crédit-bail ou leasing. Il s’agit d’une opération de financement qui consiste à louer un bien proposé par un établissement financier spécialisé pour une période définie. Une option d’achat est d’ailleurs possible en fin de contrat. Parmi les biens qu’il est possible de louer, il y a les véhicules, mobiliers, matériels informatiques et locaux.

Toutefois, que l’entrepreneur opte pour un crédit-bail mobilier ou un leasing immobilier, cela lui permet de préserver sa trésorerie. Mieux encore, il peut sauvegarder sa capacité d’emprunt tout en finançant à 100 % ses immobilisations corporelles. Qui plus est, aucun apport personnel n’est requis pour ce mode de financement.

Le factoring ou affacturage

L’affacturage est un dispositif qui permet à une entreprise de céder ses factures clients à une société spécialisée (factor). Celle-ci se charge alors du recouvrement de ces créances professionnelles ainsi du suivi des paiements et si nécessaire de la relance. Bien entendu, pour bénéficier de ce mode de financement à court terme, il convient de signer un contrat d’affacturage. À durée indéterminée, ce contrat est résiliable à tout moment, mais dans le respect d’un préavis.

Idéal pour gagner une trésorerie importante, le factoring fait preuve d’une grande flexibilité. De plus, il permet à la structure de réduire ses charges administratives. D’autant qu’elle a le choix entre plusieurs types d’affacturage : full factoring, reverse factoring, affacturage géré… En tout cas, le coût de cette solution de financement professionnel est relativement élevé. Concrètement, le tarif englobe la commission d’affacturage, les frais de dossier et la commission de financement.

Le lease-back

Appelé également cession-bail, le lease-back est un moyen de financement pro adapté pour dégager rapidement de la trésorerie. Il permet en plus de renforcer son FDR et d’optimiser le bilan sur le long terme. Mais encore, il peut parfaitement servir à financer ses investissements matériels et immatériels. Par ailleurs, il offre un avantage fiscal puisque les loyers d’entreprise sont entièrement déductibles du résultat imposable.

Dans la pratique, le lease-back consiste à vendre un bien à un établissement spécialisé pour le reprendre ensuite en location. Le processus implique ainsi deux contrats : l’acte de vente et le contrat de crédit-bail assorti d’une option d’achat. Quoi qu’il en soit, cette solution de financement s’adresse généralement aux structures financières saines.

Crédit professionnel : quelles sont les différentes garanties ?

Pour obtenir un prêt professionnel, il importe en principe de présenter des garanties. Effectivement, la caution protège l’établissement de crédit de tout risque d’impayé. L’entrepreneur peut alors l’une des garanties suivantes pour sa demande de financement pro.

La caution personnelle

Comme son nom l’indique, la garantie personnelle porte sur la personne, autrement dit le créateur ou le dirigeant d’entreprise. Le contrat de cautionnement permet ainsi à ce dernier de garantir, pour l’entreprise, le paiement des créances professionnelles. Dans le cadre de cette garantie de paiement, l’entrepreneur engage ses finances ou bien son patrimoine personnel. Cela lui servira à rembourser l’emprunt en cas de défaillance de la structure. Cet engagement est cependant limité dans le temps et à un montant bien défini. Selon l’article L. 331-1 du Code de la consommation, la somme due comprend :

  • Le montant principal à payer
  • Les intérêts
  • Éventuellement, les pénalités ou intérêts de retard

En outre, il existe deux types de caution personnelle : la caution simple et la caution solidaire. Dans le premier cas, l’établissement de crédit ne peut appeler la caution à payer qu’après avoir fait tout le nécessaire pour se faire payer auprès de l’entreprise. Dans le second cas, par contre, l’organisme prêteur peut actionner directement la caution dès la première défaillance de la structure. Et ce, sans qu’il n’ait à épuiser les recours contre cette dernière.

Attention ! Se porter personnellement caution pour son entreprise n’est pas une démarche à effectuer à la légère. Dès lors, avant de se lancer, il est primordial d’en peser le pour et le contre.

Les garanties réelles

Contrairement à la sûreté personnelle, les garanties réelles portent sur les biens, aussi bien corporels qu’incorporels. En fonction de la nature du bien mis en garantie, différentes sûretés sont envisageables. En premier lieu, il y a l’hypothèque, une garantie prise par l’établissement de crédit sur un bien immobilier en cas d’impayés. Formalisée dans un acte notarié, elle fait l’objet d’une publicité foncière et d’un paiement de taxe. Selon les besoins spécifiques de financement de l’entreprise, celle-ci peut choisir entre plusieurs formes d’hypothèques : hypothèque conventionnelle, rechargeable, commerciale… En tout cas, en cas de défaillance de la structure, le bien immobilier est saisi, puis vendu aux enchères par le tribunal compétent.

D’autre part, il y a le nantissement, une garantie réelle portant sur une obligation ou un bien mobilier incorporel. Il en est ainsi des parts sociales, du fonds de commerce, du contrat d’assurance-vie et des instruments financiers. Dans tous les cas, il nécessite un dépôt auprès du Greffe du Tribunal de commerce, de la préfecture ou du centre des impôts. Cela dépend évidemment du bien mis en garantie. L’enregistrement de l’acte de nantissement a d’ailleurs un coût qui varie en fonction du montant de la créance.

Autre garantie réelle possible : le gage. Portant sur les biens mobiliers (matériels, stock…), il peut être conclu avec ou sans dépossession. En d’autres termes, les biens donnés en garantie d’un prêt peuvent rester dans l’entreprise ou bien être confiés à l’organisme prêteur jusqu’au remboursement de la dette.

Les dispositifs de garanties de prêt professionnel

Pour faciliter l’accès des entreprises aux crédits, des dispositifs de garanties ont été mis en place. Les structures peuvent dès lors y recourir pour garantir leur prêt professionnel. Pour en bénéficier, elles doivent en faire la demande auprès de l’organisme concerné.

BPI France figure justement parmi les organismes qui proposent des dispositifs de garanties pour les financements octroyés par les établissements financiers. Suivant ses besoins, son stade de développement et le type de crédit souscrit, une entreprise a alors le choix entre plusieurs garanties :

  • Développement et innovation : garantie Création, garantie Transmission, garantie de caution sur projets innovants…
  • Consolidation : garantie des fonds propres, garantie bancaire du renforcement de la trésorerie
  • Autres garanties BPI : garantie bancaire des Engagements Par Signature (EPS) et garantie bancaire des Engagements Par Signature sur marchés

Le réseau associatif France Active propose également des garanties aux entrepreneurs. Son but est en effet de limiter autant que possible, voire d’exclure toute prise de caution personnelle de la part des porteurs de projet de création d’entreprise. Selon le profil des entrepreneurs, ses garanties peuvent d’ailleurs couvrir jusqu’à 80 % du montant du prêt professionnel dans la limite de 50 000 €, 100 000 €, voire 200 000 €.

Outre les dispositifs de garanties mis à disposition par ces organismes, les entreprises peuvent aussi solliciter les fonds de garantie. Dans cette optique, plusieurs solutions s’offrent à elles : fonds de garantie sectoriels et fonds départementaux ou régionaux de garantie. Les sociétés de de caution mutuelle (SCM) peuvent aussi se porter garantes des prêts professionnels des entrepreneurs en cas d’impayés. Ainsi, dans le secteur entrepreneurial, les acteurs les plus connus en la matière sont BPI France et la SIAGI (Société Interprofessionnelle Artisanale de Garantie d’Investissements).

Comment mettre toutes les chances de son côté afin d’obtenir un crédit pour son entreprise ?

Vous souhaitez obtenir un crédit professionnel pour votre entreprise ? Dans ce cas, pour ne rien rater de votre démarche et optimiser ses chances de réussite, voici quelques conseils à prendre en considération.

Adoptez les bons réflexes en amont

Effectivement, avant même de monter votre dossier de demande de crédit professionnel, il convient de :

  • Prendre le temps nécessaire pour construire son projet et comprendre certaines notions essentielles
  • Bien évaluer les besoins financiers de son entreprise
  • Se renseigner sur les dispositifs de garanties à la disposition des entrepreneurs
  • Identifier les solutions de financement adaptées à son projet
  • S’informer sur les conditions d’éligibilité à l’obtention d’un prêt professionnel
  • Ne pas négliger les fonds propres

Une demande de financement pro n’est pas une démarche à effectuer au hasard. Elle requiert beaucoup de réflexion, d’attention et de patience.

Montez un dossier de crédit aux entreprises en béton

Il va sans dire qu’un dossier de prêt soigné et complet a plus de chances de convaincre un établissement de crédit. Dans cette optique, il importe de créer un dossier clair, structuré et accompagné de tous les documents qui peuvent se révéler indispensables. Cela peut effectivement témoigner de votre rigueur et de votre implication. Dès lors, rien ne vous empêche de demander au banquier les pièces à fournir pour votre dossier. En plus, cela peut faciliter l’analyse de votre demande de crédit par celui-ci. Un dossier de qualité et facile à assimiler constitue donc un atout majeur pour votre requête.

Préparez-vous bien à l’entretien avec le banquier

Avoir un dossier solide ne suffit pas ! Il convient aussi de travailler sa présentation orale. Pour faire de votre entretien un succès, vous devez :

  • Connaître votre dossier sur le bout des doigts
  • Faire preuve d’optimisme pour convaincre le banquier
  • Soigner sa présentation et son apparence physique
  • Faire une présentation globale et synthétique de votre projet en mettant en avant ses points forts
  • Rassurer sur la viabilité et la rentabilité du projet ainsi que sur vos qualités de porteur de projet

Faites appel à un courtier spécialisé en prêt professionnel

Bien que l’intervention d’un courtier en financement pro a un coût, ce spécialiste peut grandement vous aider dans votre demande de prêt professionnel. Vous pouvez non seulement gagner un temps précieux, mais bénéficier également d’un accompagnement personnalisé. Grâce à son réseau, il peut vous mettre en relation avec un établissement financier fiable. De plus, il peut vous aider à trouver la solution de financement qui cadrera le mieux avec vos besoins et votre situation.