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Les types de financement professionnel adaptés aux TPE et PME

Capital investissement

Les établissements bancaires demandent, la plupart du temps aux jeunes entreprises ou entreprises naissantes, de réunir au moins 30 % de leurs besoins durables pour leur octroyer un crédit entreprise. Afin de constituer assez de capitaux propres, ces entreprises peuvent alors recourir à des opérations de capital investissement.

Le capital investissement : principe

Pour constituer ses fonds propres, une entreprise naissante ou très jeune ayant un fort potentiel de croissance peut faire appel à des investisseurs professionnels ou des investisseurs providentiels ; en d’autres termes, ces personnes disposent de fonds et les injectent dans le capital de ladite entreprise en réalisant des opérations de capital investissement.
Les participations des investisseurs dans le capital de l’entreprise sont minoritaires et délimitées dans le temps et s’effectuent soit par souscription de nouveaux titres pour augmenter le capital, soit par achat des titres d’actionnaires sortants.
Le capital investissement permet notamment au chef d’entreprise de gagner la confiance des établissements bancaires et de disposer d’un effet de levier non négligeable pour obtenir un crédit entreprise sans garantie et dans de meilleures conditions.

Les opérations de capital investissement renforcent la structure financière de la société, ce qui rassure ainsi ses créanciers. En outre, le conseil d’administration aura l’opportunité de profiter des conseils, de l’expérience et du carnet d’adresses des investisseurs.

Les différents types d’opérations en capital investissement

Le capital investissement se nomme différemment selon le moment d’intervention des investisseurs et de leurs objectifs. Un investissement peut avoir lieu au cours de la phase de la Recherche et Développement d’une entreprise ; notamment lorsque celle-ci ne produit que des prototypes et des pré-séries tout en testant le marché, c’est-à-dire avant ou au moment du réel démarrage de ses activités. Il est alors qualifié de capital-amorçage ou « seed capital ». Lorsque l’investissement intervient au moment de la création de la société, il est nommé capital-création ou « start up » ou encore « capital post-création ».

Ces types d’intervention font partie du capital-risque.
Afin de renforcer les fonds propres d’une société en plein essor souhaitant par exemple lancer une gamme de produits ou améliorer ses chaînes de production, les investisseurs peuvent procéder à des opérations de capital-développement. Ils interviennent également lors de la cession d’une entreprise : on parle alors de capital-transmission ou leveraged buy-out (LBO).

Par ailleurs, pour sauver une entreprise en difficulté, mais jugée malgré tout à fort potentiel, les investisseurs ont la possibilité d’apporter leur soutien financier : c’est ce qu’on nomme généralement du capital-retournement.

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